Un film puissant sur les facettes qui composent la réalité des aidants proches

Film Amour

Un beau succès pour le Ciné débat « Amour » (de M. Haneke, avec J.-L. Trintignant et E. Riva) du 12 septembre dernier :

Un film puissant qui a suscité échanges et débats… En présence de professionnels de la santé, de l’asbl Aidants Proches, d’un journaliste modérateur, ce sont au total plus de 80 personnes qui ont été « remuées » lors de ces séances. Etudiants d’écoles sociales, aidants, médecins, grand public, tous ont été touchés par les nombreuses thématiques illustrées par l’histoire d’Anne et de Georges, un couple d’octogénaires isolés, anciens professeurs de musique. Lorsqu’Anne est victime par un AVC, Georges lui promet de la garder à domicile. Entre aide en pointillés, aggravation des difficultés, épuisement voire violence involontaire de Georges, c’est une histoire parmi tant d’autres, avec mille autres fins possibles, qui est proposée au spectateur. Entre fragilité de santé (tant du proche que de l’aidant), isolement social et manque de relais pour évoquer ses difficultés, le débat fut animé, avec les spectateurs.

Ont été pointés :  l’aisance financière du couple (qui n’est pas partagée par tous les AP !), le fait qu’un AP qui tombe malade voit toute la « machinerie » quotidienne se gripper, l’ambivalence de l’AP, entre isolement et refus d’aide…L’un des participants a exprimé que lorsque l’un des aidants formule une demande de répit, c’est urgent, la réponse doit se faire « du jour au lendemain ». Et parfois ce sont des groupes d’AP, soudés par ce qu’ils ont traversé, qui s’avèrent particulièrement attentifs aux besoins des uns et des autres, et très réactifs. Des pistes ont aussi été apportées par le public : une participante se disait prête à s’investir dans du bénévolat, les Docteur de Thier et Potier ont encouragé les médecins à être attentifs aux AP. Une meilleure prise en charge de ces derniers passe par une écoute ciblée. Ils doivent pouvoir dire leur épuisement, leur ras-le-bol, leurs limites, sans se sentir culpabilisés ni jugés. La psychologue, Mme Masse, a renchérit : il faut s’autoriser à parler avant d’en arriver à des situations dramatiques. Et même si les professionnels ne sont pas « parfaits » aux yeux des AP, ils ont tout de même le mérite d’exister.

Vous désirez voir le film ? Rendez-vous le 01 octobre à 18h30 à Fléron pour la projection du film. Détails sur l’activité ici